Le PQ, l'immigration et Marie-Louise Arsenault
Introduction
Pour commencer. Mon blog n'est pas une vitrine pour présenter des propos racistes et d'extrême droite. Ma vision de la société se base sur une approche humaniste et également sur des valeurs de justice sociale et d'équité. Exemple : l'annulation du programme du PEQ a été pour moi une honte totale et indigne d'un gouvernement du Québec et des valeurs québécoises. Faire vivre une telle épreuve à des gens qu'on est allé chercher est pour moi tout simplement inhumain.Je pense également que la diversité est bonne pour une société dans la mesure où cette diversité ne menace pas les caractéristiques propres à cette société. Des caractéristiques qui font que les gens qui habitent déjà le territoire aiment y vivre et se reconnaissent dans les valeurs partagées par la majorité de leurs concitoyens.
Le débat
Ceci étant dit, parce qu’il considère que le rythme actuel d'immigration dépasse la capacité d’accueil du Québec le PQ veut limiter celle-ci. Les motifs sont bons:- Problèmes de logement
- Surcharge dans les écoles
- Surcharge du système de santé
- Protection du français
Le problème des ressources
Ce qui est tannant avec le débat sur l'immigration, c'est que les gens sont incapables d'être objectifs dans leur analyse de la question. C'est bien d'avoir de la compassion et de la sympathie, mais pour résoudre un problème, ça prend un minimum d'objectivité. Malheureusement, on entend des commentaires comme:C'est pas à cause des immigrants la crise du logement... (Québec Solidaire, ...)ou Marie-Louise Arsenault lors d'une entrevue avec Pascal Paradis à l'émission
Tout peut arriver (que j'appel maintenant affectueusement Woke T.V):
Quand esse qu'on cesse d'être immigrant? .... Au premier, on pourrait répliquer que peu importe l'origine de la pénurie de logement, faire venir trop de gens de l'extérieur ne fera qu'empirer le problème. Même si tous ces gens-là allaient faire des formations pour travailler dans la construction, il resterait des goulots d'étranglement et on ne parviendrait pas à suivre le rythme si on laissait entrer trop de monde.
En plus il resterait les écoles, le système de santé, etc...
Dans tous les cas il y a un problème de débit (on va en reparler dans l'annexe). Même si de nombreux immigrants vont travailler dans le dommaine de la santé ou dans les écoles. Ça prend un certain temps pour la formation et ça prend des ressources pour faire la formation ... (la roue tourne).
Ruba Ghazal, qui vient nous dire que les émigrants en moyenne sont plus en forme que les Québécois, n'a rien compris. Ça prend du logement pour tout le monde (peu importe la forme) et surtout, ça prend des écoles et des urgences pour les enfants (peu importe la forme des parents). Bon, ok... les enfant c'est seulement 15% à 20% de la fréquentation des urgences mais c'est quand même autour d'une personne sur cinq et comme vous allez le voir, les enfants sont un facteur déterminant dans l'équation.
Les statistiques montrent que les immigrants ont un taux de natalité légèrement supérieur (1.4 à 1.5), initialement les immigrants font augmenter la demande pour certaines ressources de façon disproportionnée (les écoles, entre autres). L'afflux constant d'immigrants a un effet notable. Selon les données de l'institut de la statistique du Québec, en 2015 approximativement 30% des enfants nés au Québec avaient un parent né hors du Canada, comparativement à 21% en 2000 (13 % des naissances en 1980). C'est une bonne augmentation et c'est probablement encore plus en 2026. On va reparler de la dynamique migratoire dans l'annexe mathématique.
Donc, par rapport aux problèmes de ressources cités dans la liste au début de ce texte, la question est compliquée. D'un côté l'immigration nous procure de la main-d'oeuvre, mais d'un autre côté, l'immigration renouvelle de façon répétée le bassin de femmes en âge d'avoir des enfants (j'ai montré plus haut que le phénomène était mesurable). S'il y a un groupe dans la population qu'on voudrait recevoir dans de bonnes conditions, ce sont bien les enfants. Donc, ça serait vraiment important de limiter l'immigration à un niveau qui permettrait de fournir de bonnes conditions de vie et d'intégrer correctement les gens issus de l'immigration. Entre autres, on va vouloir donner de bonnes conditions d'apprentissage dans les écoles à tout ce beau monde.
Le coté plus subjectif de la question (question de transparence)
Répondre à la question de Marie-Louise Arsenault est plus difficile, même si dans le cas du manque de ressources, sa question n'est pas pertinente . Les immigrants, ou leurs descendants immédiats, ou de la n-ième génération, vont faire croître la demande de ressources de la même manière (voir également l'annexe). Si on met de coté la question des ressources,quand esse qu'on cesse d'être immigrant?. Comme je disais, si on met de coté l'aspect plus mathématique je dirais qu'on cesse d'être immigrant quand on embrasse la culture et les valeurs de la société qui nous a accueillie.
D'abord la langue. Ensuite, étant donnée que les sondages/études révèle que plus de 40 % à 50 % de la population du Québec ne croit pas en un dieu ou se dit non-croyante ça serait bien si les nouveaux arrivants sans abandonner leur religion pouvaient au moins s'inspiré de l'attitude des Québécois face au religion. Même quand on est croyant, on essaye de ne pas trop s'énerver sur les questions reliées aux religions. Pour moi, entre autres, la laicité de nos institutions (y compris les écoles) est un aspect essentiel de notre ADN. Une des conséquences de ça c'est que la couverture vaccinale était quand même bonne à 92% en 2019 pour la poliomyélite et la rougeole. Donc, pour les décisions qui peuvent affecter d'autres personnes dans notre collectivité, on devrait se baser sur la science Je dirais que l'égalité des hommes et des femmes est un autre aspect sur lequel la majorité des Québécois résidents n'accepteraient pas de faire de compromis.
La liste n'est pas complète mais ça donne une idée je pense.
Annexe où je m'amuse avec les mathématiques pour avoir un autre point de vue
Dans ce qui suit, j'utilise un modèle très simplifié pour modéliser l'accroissement de la population. Mais comme le but c'est d'avoir une idée de l'ordre de grandeur relatif de la contribution des deux groupes et de montré un peu la dynamique en jeu, je pense que c'est correct. Comme l'emphase dans mon analyse est sur ce qui tent à maintenir ou a faire croitre la population je ne tiens pas compte de la mortalité.Je vais utilisé deux valeurs d'un facteur n. Ce facteur n est une combinaisons du taux de natalité et de la proportion de femme en age de procréer et ce n'est pas la même valeur pour les résidents et pour les immigrants. Ici le terme résident et immigrant vont être définit de façon très spécifique. J'appel résidents les gens qui sont présent au Québec au début de la séquence de calcul et immigrant ceux qui arrive au Québec au cour de la séquence. C'est un truc strictement pour les math et qui fait un certain sens puisque les études démontrent entre autre qu'avec le temps le taux de natalité des descendants d'immigrants tend à se rapprocher de celui des résidents de longue date.
Mais comme les premières itérations sont particulièrement importantes, je vais prendre les taux de natalité tels qu'on les trouve dans les statistiques (déjà cités dans le texte).
- nr le
facteur de natalité
des résidents. Avec un taux de natalité de 1.36 et approximativement 14% des résidents qui ont entre 18 et 30 ans - inclusif - et autour de la moitié qui sont des femmes alors on prend nr = 0.0952) - nm le
facteur de natalité
des immigrants. Avec un taux de natalité de 1.45 (une moyenne) et dans les années récentes approximativement 34% des immigrants qui avaient entre 18 et 30 ans - inclusif - avec autour des la moitié qui était des femmes alors on prend nm = 0.2465
t a une signification particulière. La valeur commence à zéro et chaque incrément de 1 représente une nouvelle génération (donc t=0, t=1, t=2, ...). Le modèle assume qu'à l'intérieur de chaque génération, il y a un nombre de femmes qui atteignent l'âge pour avoir des enfants et qu'elles ont tous leurs enfants à l'intérieur de cette génération/cycle (c'est pour ça qu'on va avoir une équation qui n'est pas celle des lapins dans les petits livres qui parlent de croissance exponentielle).
Pour commencer comment esse que la population augmente sans immigration (p zéro c'est la population résidente au début du cycle):
Ça ressemble au modèle super simple des lapins excepté qu'à chaque génération t il y a un nombre fixe de famille descendant de la génération précédente qui ont des enfants. Plutôt qu'une croissance exponentielle, c'est une simple progression géométrique. C'est facile de trouver la forme générale qui est bien connue:
La deuxième équation, c'est la forme quand le nombre de générations t est très grand (n exposant t+1 tend vers zéro). On voit que la population plafonne et en fait, si on ajoutait les décès dans le modèle, la population diminuait avec le taux de natalité des dernières décennies. Donc, avec un taux de natalité à 1.36, l'immigration est essentielle.
Qu'esse qui se passe si on ajoute les immigrants m. Sur la dernière ligne j'ai enlevé (remplacé par ...) le terme général pour p (croisance de la population initialement résidente) de façon à mettre plus de terme de la série et faire ressortir la forme pour la composante soécifique à l'immigration.
n avec un exposant plus grand que 1 (2, 3, ...) ce sont les enfants de 2e, 3e, ... générations. Même si ils parlent parfaitement français et dansent des rigodons, mathématiquement sur les ressources l'impact est important.
Le point clef ici, c'est qu'alors que les termes qui s'ajoutent pour la population initiale vont en diminuant (les enfants des enfants sont de moins en moins nombreux), les termes représentent les enfants des enfants dans la partie découlant de l'immigration se renouvellent continuellement.
Finalement la forme générale (juste la partie de l'immigration):
Dans une forme plus lisible:
Cette équation est moins facile à interpréter que celle pour les résidents du Québec au début du calcul. Quand même, on voit que le deuxième terme (celui qui ralentit la croissance) devient vite une constante (1 - n exposant 1 + t, converge vers 1) qui est de plus en plus petite par rapport au premier terme (la croissance) qui lui, croît de façon constante et relativement rapide. Finalement c'est le développement en série des premières étapes qui montre bien ce qui se passe.
La forme des équations ne change pas même si on tient compte du fait que les immigrants peuvent être en couple avec des résidents de longue date. Seuls les facteurs de natalité nr et nm changent. En fait, on se retrouve avec un seul facteur n qui est une espèce de moyenne pondérée des deux valeurs.
Un vrai modèle serait beaucoup plus compliqué mais rendrait la dynamique fondamentale plus opaque. Le petit modèle présenté ici aide à comprendre, je pense, la dynamique et les statistiques présentées dans les premières parties du texte.







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